Référentiel de transparence photographique

Le document normatif du label : définitions, critères et obligations déclaratives pour les professionnels engagés.

Ce référentiel constitue le cœur normatif du Label Intelligence Artisanale. Il détaille les définitions techniques, les bonnes pratiques et les obligations incombant aux signataires. Sa rigueur garantit qu'un même mot recouvre la même réalité d'un studio à l'autre. Il s'appuie sur le glossaire pour les définitions de termes.

Structure du référentiel

Le référentiel repose sur une compréhension commune des termes techniques. Trois catégories opératoires structurent toute production visuelle. Les distinguer publiquement est l'obligation centrale du label.

Les trois catégories opératoires

Tout acte de production visuelle relève d'une et une seule de ces catégories. Le créateur peut combiner les trois sur une même image, mais doit alors les déclarer séparément.

Retouche manuelle

Intervention humaine directe et ciblée sur une image existante. L'opérateur conserve le contrôle créatif absolu sur chaque modification effectuée pixel par pixel ou zone par zone.

Automatisation

Exécution d'une série de tâches par un algorithme selon des paramètres définis à l'avance par l'humain. Exemple : application d'un preset Lightroom global à une série.

Génération par IA

Création totale ou partielle de pixels inexistants initialement, synthétisés par une intelligence artificielle à partir d'un prompt textuel ou d'une analyse de l'image source.

Critères de transparence obligatoires

Pour être conforme au référentiel, le professionnel doit respecter quatre critères déclaratifs stricts à toutes les étapes de la relation client.

  • Déclaration préalable : le processus technique global est affiché publiquement (site web, CGV, devis) de façon claire et sans ambiguïté.
  • Identification de l'IA : le recours à l'intelligence artificielle, qu'il soit génératif ou d'assistance poussée, est expressément mentionné.
  • Distinction des opérations : retouche, automatisation et génération sont nommées séparément, jamais regroupées sous un terme générique flou.
  • Capacité de preuve : le créateur conserve les fichiers nécessaires pour démontrer ses déclarations en cas de demande du client.

Domaines couverts par le référentiel

Le référentiel s'applique à l'ensemble du flux de production visuelle : prise de vue (origine de l'image : boîtier physique ou génération pure), post-traitement (colorimétrie, exposition, recadrage), retouche avancée (modifications structurelles, ajouts ou suppressions d'éléments, remplissage génératif) et compositing (assemblage de plusieurs sources, en précisant l'origine de chacune).

Checklist de conformité au référentiel

Sept questions à se poser avant chaque livraison pour vérifier sa conformité.

  • Ai-je déclaré mon processus avant la prise de commande ?
  • Ai-je distingué retouche manuelle, automatisation et génération par IA ?
  • Ai-je informé le client sur l'utilisation éventuelle d'IA ?
  • Ai-je conservé les fichiers sources et les métadonnées originales ?
  • Ai-je documenté les modifications significatives apportées ?
  • Ai-je fourni un récapitulatif des interventions au client ?
  • Suis-je en mesure de prouver mes déclarations sur demande ?

Mise à jour et révision

Le référentiel est révisé périodiquement pour suivre l'évolution des outils et des pratiques. Les modifications majeures sont documentées dans l'historique des versions. La version actuellement applicable est la 1.0, publiée le 1ᵉʳ février 2026.

Foire aux questions

Le référentiel est-il opposable juridiquement ?

Non. Le référentiel est un cadre déontologique volontaire. Il n'a pas de force légale en lui-même. Toutefois, son adoption explicite dans un contrat peut produire des effets contractuels entre les parties.

Comment intégrer le référentiel dans mes CGV ?

Une clause type est proposée dans la page modèle de clause CGV. Elle peut être insérée telle quelle ou adaptée à votre activité spécifique.

Quels fichiers dois-je obligatoirement conserver ?

Les fichiers bruts (RAW ou DNG) lorsqu'ils existent, les métadonnées EXIF et IPTC intactes, et un journal des interventions significatives. La page preuves et traçabilité détaille les éléments à archiver.

Adoptez la transparence photographique

Le référentiel est public, gratuit et libre. Adoptez-le sur vos supports professionnels.